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 Les Documents R85, R86 et R87  

Nous regroupons ici sous le titre « Les Documents R85, R86 et R87 » les trois derniers textes du Papyrus Rhind. Ce ne sont plus des écrits « mathématiques » et, de ce fait, à l’exception du R87, ils ont été peu commentés. Il en sera de même pour nous. De manière générale, nous nous bornerons à donner les diverses interprétations dont nous avons connaissance.

 

Afin de bien les dissocier du corpus mathématique, ces trois Documents sont disposés de manière éparse dans la vaste place non occupée du verso du Papyrus Rhind et même, deux, le R85 et le R87 sont écrits à l’envers[1]. Ainsi, nous trouvons le R85 au bas et au « milieu » de la partie non écrite du verso de la Partie BM 10058, tandis que nous lisons les deux autres Documents aux deux extrémités du verso de la Partie BM 10057. En fait, si nous respectons l’ordre des textes, le Document R87 est disposé avant le R86. Comme tous les commentateurs, nous avons conservé l’ordre donné par Eisenlohr[2] lors de la première édition du Papyrus Rhind. Notons qu’au lieu des « problèmes » qui caractérisaient les textes mathématiques, Chace[3] classe les Documents sous la rubrique « number ».

 

Nous essaierons de voir si c’est le scribe Âhmès qui a rédigé ces Documents. Il est particulièrement difficile de dire ce qu’il en est pour le R85. Il s’agit d’un type d’écriture plus ou moins énigmatique pour laquelle, ici, les signes ont une dimension plus grande et l’allure est plus empâtée que l’ensemble graphique du reste du papyrus de sorte que nous ne savons pas qui en est le rédacteur. Par ailleurs, nous ignorons sur quels fondements s’appuie Marianne Michel lorsqu’elle affirme « le texte n°85 a probablement été rédigé après le n°86 [4]».

 

À la disposition éparse des Documents, correspondent aussi des orientations différentes. Nous venons de souligner le jeu d’écriture pour le R85. Pour l’écrit R86, il s’agit de comptes tandis qu’en R87 nous lisons la prise des villes d’Héliopolis et de Tjarou, peu avant la chute des Hyksos. Autant dire que ces trois textes méritent le titre de « Document » que nous leur avons attribué.


[1] Voir Michel, 2014, Les mathématiques de l’Égypte ancienne, figures 2 et 6.

[2] Eisenlohr, 1877 (1999), Ein mathematisches Handbuch der alten Ägypter.

[3] Chace, Bull, Manning, 1927-1929, The Rhind Mathematical Papyrus, British Museum 10057 and 10058.

[4] Michel, 2014, Les mathématiques de l’Égypte ancienne, p. 36.

 

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